Truely est une plateforme de voyage qui doit maintenir 200 pages de contenu et une landing page dans 32 langues. L’équipe a commencé avec l’approche la plus répandue : des appels bruts à l’API OpenAI. Ça n’a pas tenu.
Avant : aucun contrôle#
« Nous avons fait l’erreur de débutant d’utiliser OpenAI brut pour les traductions », se souvient Sebastiaan van Leeuwen, chef de produit chez Truely. « Nous avions 32 langues que personne ne maîtrisait. L’allemand était catastrophique. Le néerlandais, encore pire. »
Les appels LLM sans état, c’est l’équivalent en localisation de construire sans fondations. Chaque requête repart de zéro, sans contexte. Il n’y a ni glossaire, ni voix de marque, ni trace de la façon dont la terminologie produit doit être formulée en allemand, en néerlandais ou en russe. Le modèle réinvente une réponse à chaque fois. Sur 32 langues et 200 pages, ces écarts s’accumulent jusqu’à créer une dérive que personne ne repère avant la mise en production.
L’équipe a essayé les alternatives classiques. Les traducteurs humains impliquaient des semaines de coordination, sans compter qu’ils ne connaissaient pas le produit. Crowdin ajoutait du process sans résoudre le problème de fond.
« Crowdin donnait l’impression d’ouvrir un cockpit d’avion », explique van Leeuwen. « Trop de boutons, trop de fonctionnalités que nous n’utiliserions jamais. Il nous fallait quelque chose de ciblé, pas un couteau suisse de la complexité. »
Passage à un moteur de localisation#
La différence avec Lingo.dev était d’ordre architectural, pas cosmétique. Un est stateful : il conserve la terminologie produit de Truely, la configuration de la voix de marque et les instructions par langue d’une requête à l’autre. Là où des appels OpenAI bruts réinterprétaient « provider » à chaque fois, le moteur de localisation s’appuie sur le glossaire avant même que le modèle ne génère un seul token.
Truely avait besoin d’une intégration avec Directus CMS et d’un traitement parallèle pour son pipeline de contenu. Veronica, cofondatrice de Lingo.dev, a livré l’intégration en quelques jours.
« Leur cofondatrice n’a pas seulement compris le problème : elle a livré une solution en quelques jours. C’est exactement le type de partenaire qu’on veut pour une infrastructure critique. »
Résultats#
L’amélioration de la qualité a été immédiate et mesurable.
- Les traductions en néerlandais se lisent naturellement — van Leeuwen l’a souligné, car obtenir un néerlandais naturel avec l’IA reste rare
- Le texte russe respecte automatiquement les contraintes d’interface de Truely, même si les mots russes sont plus longs que leurs équivalents anglais
- Un glossaire personnalisé garantit la cohérence de la terminologie de marque dans les 32 langues
- Aucune configuration continue n’est nécessaire pour les traductions automatisées
- Les développeurs sont entièrement libérés de la gestion des traductions
« La qualité a surpris tout le monde », affirme van Leeuwen. « Les traductions en néerlandais se lisent naturellement, ce qui est rare avec l’IA. Le russe, malgré des mots plus longs, s’intègre parfaitement dans notre interface. Et la fonctionnalité de glossaire nous permet de garder un contrôle précis sur notre voix de marque. »
Le mécanisme sous-jacent : le moteur de localisation injecte des règles de voix de marque et des instructions par langue au moment de l’inférence. Le russe reçoit des instructions sur les contraintes de nombre de caractères ; le néerlandais reçoit une configuration de voix de marque qui façonne le registre et la formulation. La même configuration s’applique à chaque requête, chaque page, chaque version.
L’impact concret#
Truely maintient 200 pages dans 32 langues sans aucune surcharge de gestion des traductions. Le moteur de localisation prend automatiquement en charge les nouveaux contenus. Le glossaire évite la dérive terminologique. La qualité est mesurable et améliorable.
« Il est rare de trouver un outil qui résout un problème complexe sans ajouter de complexité », conclut van Leeuwen. « Lingo.dev a fait exactement cela. »
